Comment j’ai finalement obtenu ma licence de psychologie ? (alors que j’étais complètement démotivé et que je pensais redoubler et même tout arrêter)

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Pourquoi continuer à "galérer" ???
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(1) 5 fichiers mp3: pour se motiver et être en forme (issus de mes articles) + (2) le Guide PDF "Mes 4 techniques pour travailler régulièrement et réussir ses examens"

Hello mes chers lecteurs ! Dans cet article bilan, je vais vous témoigner (avec sincérité) comment j’ai failli rater ma 3ème année en Psychologie avec les difficultés que j’ai pu rencontrer, et comment je suis parvenu à quand même obtenir ma Licence (Bac+3) de Psychologie ! (avec aussi un peu de chance…!)

Mon attestation de réussite, reçue par courrier :)

Mon attestation de réussite, reçue par courrier 🙂

Mon article est assez long mais mon intention, c’est de faire le point, de prendre du recul, en se regardant en face, sans me mentir, pour essayer de tirer des leçons pour grandir et ne pas recommencer les mêmes erreurs si possible… ! Et je partage ça avec vous, car je pense que ça peut aussi vous aider !
D’ailleurs, je rappelle que si j’ai crée Réussite-Etudes, ce n’est pas parce que je suis un étudiant excellent qui va vous dire comment être aussi excellent. Mais parce que je suis passionné par l’apprentissage et le développement personnel, puis que je rencontre des difficultés et que je cherche à m’améliorer pour devenir meilleur, tout en partageant ça avec vous 🙂

Je suis heureux de vous écrire à nouveau car cela fait un an que je n’avais rien écrit par ici… (même si je suis assez actif sur la page Facebook: clique-ici pour liker la page). Pourquoi ? Essentiellement par manque de discipline (manque d’organisation…) et parce que j’ai bien galéré pour cette année de L3 ! 🙂

YES, c’est fait ! Mais ça n’a pas été de tout repos…

Eh oui, c’est une bonne chose de faite: je suis diplômé, j’ai une licence de Psychologie (Bac+3), mention Passable, en ayant obtenu 10,63 de moyenne à l’année pour ma L3, et 11,86 de moyenne générale sur l’ensemble de mes 3 années d’études. Et du coup, l’année prochaine, j’ai décidé de faire une autre Licence, en 1 an, en Sciences de l’Éducation, pour ensuite envisager éventuellement un Master dans le domaine 🙂

Mais ça n’a pas été de tout repos: j’ai failli redoubler et je pensais même à tout arrêter en cours de route, pour essayer de faire quelque chose de plus intéressant et utile (stage, association, entreprise).

En fait, au milieu de l’année, j’ai connu une petite de « crise de sens » durant laquelle, après avoir envisagé d’arrêter, j’ai finalement décidé de continuer mais je pensais quand même redoubler. Non pas par pessimisme, mais c’était simplement l’issue la plus réaliste, selon moi. D’ailleurs, on peut constater que j’ai obtenu mon diplôme avec un résultat passable/correct mais loin d’être excellent ! Et j’ai du aller aux rattrapages pour compenser mes 2 semestres, de sorte à obtenir au moins la moyenne pour valider mon année ! Donc j’ai eu chaud aux fesses… ! 😉

Je vous propose de lire la suite pour découvrir pourquoi j’ai à ce point galéré, et comment je m’en suis finalement sorti. Lisez ci-dessous 🙂

Les difficultés que j’ai rencontrées

Le problème principal c’est que j’étais de moins en moins motivé pour suivre les cours. Et je n’ai pas su réagir assez vite, notamment en reprenant de bonnes habitudes de travail, que j’avais délaissées durant les vacances ! (voir: cet article où j’explique les 4 techniques qui m’avaient permises de réussir ma L1).

Pourquoi j’étais démotivé ? L’une des raisons majeures est la suivante: étant passionné par tout ce qui touche à l’apprentissage / la pédagogie (l’éducation au sens large), j’en viens naturellement à lire des livres ou des articles sur le sujet, à regarder des conférences ou des vidéos, et ainsi je suis un minimum courant de ce qui peut se faire pour que les cours soient plus enthousiasmants et plus efficaces !
(Évidemment, je ne pense pas pour autant qu’il y ait une solution magique, et je ne prétends pas tout savoir. Je suis simplement un minimum au courant des possibilités d’évolution)

Par exemple, voici quelques sujets en rapport avec ce thème de l’éducation qui me passionne:
– l’utilisation des MOOC
– la mise en place de Classe Inversées (flipped Classroom)
– différents courants pédagogiques plus centrés sur l’apprenant: Montessori, Freinet, Steiner…
– le système éducatif finlandais: l’enfant au centre de l’acte éducatif
– l’intérêt du mind mapping pour apprendre
– la pédagogie positive
– la communication non-violente
– les intelligences multiples (Howard Gardner)
– les processus d’apprentissage (émotion, cognition, concentration/attention)

Et alors ? Quel est le rapport me direz-vous ? Eh bien, tout simplement c’est que cela me démotivait particulièrement de devoir « subir » les cours alors que je savais qu’il y avait très probablement mieux à faire, parfois des pratiques très simples, pour mieux apprendre et enseigner, avec plus de plaisir et en étant plus actif.

En fait, si je me permettais de me « plaindre », c’est parce que j’avais très modestement des propositions d’amélioration: je n’étais pas en mode « ça me saoul, c’est nul », mais plutôt en mode « ça me saoul, c’est nul, et c’est bien dommage car je pense qu’il y a vraiment telle ou telle solutions à essayer » ! (par exemple, tout simplement moins écrire sur le powerpoint de sorte à pouvoir lire/écrire/écouter plus efficacement; ou encore le fait d’expliciter des objectifs pédagogiques pour chaque cours, afin d’être plus motivé et de trouver plus de sens au cours).

Bref, je ne vais pas plus m’étendre là dessus dans cet article, mais je constate évidemment que nous passons beaucoup de temps de notre vie à l’École, et ainsi ma conviction c’est qu’il est important de faire évoluer notre système éducatif pour permettre à chaque individu (chaque citoyen) de connaître et d’exprimer pleinement ses « talents » ! (ses capacités, ses aptitudes, ses forces). C’est de cela dont a besoin notre Monde. Il n’a pas besoin de plus de personnes avec une tête bien remplie. Ces personnes passant souvent à côté de leur vie car ne sachant pas utiliser leurs forces pour eux-même, et pour les autres. Or justement aujourd’hui ce qui me frustre beaucoup, personnellement, c’est que je n’ai pas le sentiment que nous pouvons exprimer pleinement nos talents au sein de l’Université… 🙂 (à voir: par exemple, cette interview de Ken Robinson: « […] nous devons donc transformer les programmes, la pédagogie et l’évaluation »)

Démotivé, je suis donc tombé dans le fameux cercle vicieux suivant:
– j’étais démotivé
– donc j’allais moins en cours, arrivais en retard, ou n’étais plus très attentif durant le cours (il m’arrivait de lire un livre…)
– donc je n’avais pas le cours
– donc je ne pouvais pas l’apprendre et le réviser. Et je n’osais pas forcément demander les cours à des amis.
– donc je constatais que j’étais très en retard, que je ne comprenais pas tous mes cours, et je ressentais donc des sentiments désagréables: culpabilité, stress, frustration, colère envers mon manque de sérieux.
– donc j’étais encore davantage démotivé… Et ne travaillais pas plus !

Ainsi, avec cette démotivation, j’en venais petit à petit à dévaloriser le diplôme, en me disant que toute façon il ne servait à rien, puisqu’il ne garantissait pas d’être heureux et de réussir sa vie professionnelle. De plus, beaucoup des personnes (beaucoup d’entrepreneurs) que j’admire et qui sont heureuses et vivent confortablement, n’ont soient pas de diplôme, soient un diplôme mais dont la profession n’a rien à voir avec…

Par ailleurs, un autre facteur m’a fait réfléchir durant cette période: la mort; le décès d’une de mes tantes en décembre 2014. Cela m’a une fois de plus invité à relativiser l’importance d’un diplôme dans la vie et surtout à considérer une chose essentielle: notre temps. Même si je suis jeune, et qu’on l’impression que j’ai plus de temps devant moi, je souhaite qu’on respecte mon précieux temps et, de mon point de vu, à l’université par exemple, je n’ai pas eu le sentiment qu’on le respectait; en tout cas, pas assez.
Je serai curieux de voir ce que penserait un prof si on l’obligeait à redevenir étudiant durant 1 an, à suivre des cours (magistraux et Travaux Dirigés) dans un domaine qui n’est pas sa spécialité: serait-il satisfait de la façon dont sont présentés les cours, et accepterait-il silencieusement cela ? Ne voudrait-il pas plus d’autonomie dans sa façon d’apprendre ? Ne se sentirait-il pas quelque peu infantilisé ?

Bref, je me suis demandé: « à quoi bon perdre du temps ici, à l’Université pour un diplôme inutile ? Oui, j’aime la psychologie, j’aime apprendre, mais au 21ème siècle, je peux aussi le faire en dehors de l’Université, non ? »

Au final, j’étais absolument démotivé au point que je voulais arrêter mes études, quitte à reprendre ensuite, si cela s’avérait finalement judicieux… J’avais réfléchis à divers possibilités, comme le fait de faire un Service Civique, et puis j’avais aussi postulé pour un stage sur Paris dans une jeune entreprise dont la mission m’anime beaucoup (Ticket For Change).

 

Mais tout n’était pas noir pour autant !

A noter qu’en dehors de mes études, je me suis un peu impliqué dans des associations (étudiantes, Colibri), que j’ai suivi des formations dans le domaine du développement personnel, et que j’avais un petit job au sein de l’Université. J’ai adoré ça, car je me sens un peu plus utile, je me sens dans le « vrai monde », et j’apprends ce dont j’ai envie et besoin ! Donc je n’étais pas en dépression, pour autant 🙂

Par ailleurs, concernant mon stage et les différents dossiers que je devais faire en groupe, je me suis davantage investi car c’était quelque chose qui me motivait: j’avais plus de liberté et d’autonomie dans ma façon d’apprendre et c’était clairement plus enrichissant, selon moi. Ainsi, par exemple pour mon stage de 70h que j’ai réalisé avec une Psychologue Scolaire et que j’ai vraiment apprécié de faire, j’ai eu une très bonne appréciation de la part de ma tutrice, et j’ai obtenu 17/20 pour le rapport de stage sur lequel j’avais travaillé avec beaucoup de sérieux.

Comment je suis finalement parvenu à obtenir ma Licence ?

Tout d’abord, j’avais besoin de réfléchir aux possibilités qui s’offraient à moi. Je ne voulais pas tout quitter sur un coup de tête, et en même temps je me laissais la liberté d’arrêter si cela s’avérait pertinent pour moi et si je pouvais me le permettre.

Pour ce faire, je me demandais: « quelles seraient les conséquences: pour mon diplôme, pour ma bourse, mon avenir professionnel…? ». Je me souviens que j’avais fait rapidement un petit schéma sur un carnet pour visualiser les différentes options possibles (continuer, arrêter, faire un stage, faire un Service Civique, prise en compte de la bourse…); j’ai réfléchi en m’enregistrant vocalement (pour pouvoir me réécouter et observer si ma réflexion était du grand n’importe quoi ou non… ahah); et j’ai même pris rendez-vous avec un Conseiller d’Orientation Psychologue de l’Université afin de prendre une décision en toute connaissance de cause et pour bénéficier d’un conseil neutre (contrairement, selon moi, aux parents ou aux proches qui ne sont pas neutres, et répondent surtout en étant guidé par la peur pour notre avenir).

Finalement après ces différentes démarches et réflexions, j’ai décidé de ne pas arrêter mes études en cours de route. Je n’ai pas été accepté pour le stage pour lequel j’avais postulé (je m’en doutais, mais je n’avais rien à perdre à essayer) et la plupart des missions du Service Civique commencent en septembre.

C’était plus sage de continuer pour obtenir ce diplôme (plutôt que de tout arrêter sur un coup de tête), mais pour moi, c’était évident, j’allais redoubler, car je n’avais clairement pas assez travaillé…!

Mais ce n’était pas la fin du monde car cette petite « crise » m’a fait du bien. En effet durant l’année tout est devenu plus clair dans ma tête. J’ai pu apaiser ma colère et ma frustration. J’en suis arrivé à la conclusion qu’un diplôme est probablement important mais pas essentiel.

Important car même s’il ne garanti pas forcément de réelles compétences, il permet d’avoir un minimum de connaissances, il permet de mieux s’insérer professionnellement, d’avoir un meilleur salaire, et s’avère même indispensable pour certaines activités (médecin, avocat, vétérinaire, psychologue…) selon le projet professionnel de chacun. En revanche, le diplôme, s’il est important, n’est pas essentiel: ne garanti pas d’avoir un travail absolument, ne sera pas forcement en lien avec mon futur métier, et surtout ne permet pas et ne suffit pas pour « réussir sa vie », pour être heureux (aspect le plus important à mes yeux).

Vous me direz que c’est évident. Oui, c’est du bon sens, en vérité. Pourtant, il me semble que nous sommes beaucoup à survaloriser le diplôme, c’est pourquoi je pense que c’est important de réfléchir à ça.

De plus, je me suis rendu compte que je me suis quelque peu auto-saboté moi-même, car si j’acceptais simplement de jouer les règles du jeu de l’Université ce serait plus simple et plus bénéfique pour moi. Et ce, même si je n’approuve pas tout: car c’est effectivement important pour moi d’avoir un esprit critique, de remettre en question les choses; je n’ai d’ailleurs pas manqué d’échanger gentiment et avec empathie  avec différents profs (ceux-ci faisant partis d’un système plus global) sur ce qui me frustrait d’un point de vu pédagogique; avec plus ou moins de compréhension de leur part.

Ainsi, après cette petite « crise », j’ai pu un peu plus travaillé, mais la locomotive a été très difficile à refaire démarrer, et je n’ai pas réussi à recréer de bonnes habitudes, et j’ai surtout travaillé à la dernière minute (c’est mieux que rien du tout, ceci dit). Je pensais donc redoubler. Je suis allé aux rattrapages. J’ai demandé tous les cours à des amies, car je n’avais vraiment pas grand chose… ! J’ai pratiquement tout imprimé, et je m’y suis mis à la dernière minute, comme je pouvais. J’ai forcément fait des impasses sur certaines parties des cours. Je pensais de toute façon redoubler, mais j’ai fait ce que j’ai pu aux rattrapages, malgré tout.

Même s’il y a eu une part de « chance », je pense que ce qui a pu me « sauver » (le fait d’obtenir ma Licence), c’est de m’être responsabilisé (« j’accepte ma situation: oui je suis démotivé au point de vouloir arrêter, mais je dois prendre le temps réfléchir et en tout cas, si je continue et redouble, c’est de ma faute car je n’ai pas su me motiver et travailler ») plutôt que de me victimiser et de me plaindre (« l’université c’est nul à chier, c’est pas de ma faute si j’échoue. J’arrête tout et basta ! »)

Se responsabiliser: être le créateur de sa propre vie

J’étais donc effectivement complètement démotivé dans mes études et ne travaillais plus du tout (en dehors du stage et de quelques dossiers), principalement, comme je l’ai dit, en raison du décalage entre mes aspirations éducatives et le fonctionnement universitaire que j’avais le sentiment de subir au quotidien.

Pour autant, j’ai essayé de me responsabiliser ! En vérité, en y réfléchissant bien, même s’il n’est pas parfait, ce n’est pas la faute du système éducatif/universitaire si j’étais démotivé et que j’ai failli rater mon année !

C’est aussi ma responsabilité: après tout, personne ne m’a obligé à aller à l’université, j’ai fait ce choix, et donc j’ai le droit d’avoir un avis mais je dois aussi accepter, au moins momentanément, de me soumettre à ses règles et son fonctionnement (certes largement perfectibles selon moi, sur différents aspects) pour pouvoir réussir et obtenir mon diplôme, comme:
– aller en cours et prendre des notes (même si certains cours m’ennuient)
– prendre le temps d’apprendre et de réviser (même si certains cours m’ennuient ahah)
– demander de l’aide et travailler davantage, s’il y a des choses que je ne comprends pas
– accepter qu’il faille parfois surtout apprendre par cœur mon cours et le recracher du mieux que je peux (en 1h d’examen)
– essayer d’obtenir au moins 10/20 pour valider mon année
– etc…

De plus, je reconnais que dans le principe, même si tout n’est pas parfait, c’est quand même une chance que de pouvoir faire des études, car d’autres personnes sur cette Terre, en 2015, n’ont pas du tout cette possibilité !

C’est pourquoi, si j’avais redoublé, je l’aurai accepté
car peu importe la raison, je n’ai clairement pas fait ce qu’il fallait pour réussir (alors que j’ai fait le choix d’être à l’Université):

– mauvaise gestion de mon temps (exple: passe tout un après-midi de libre à dormir puis à me dire qu’il « faut » que je travaille, sans rien faire pour autant… !)
– me couche trop tard (et me lève à la dernière minute)
– souvent en retard le matin
– ne prends pas soin de ma santé: alimentation, sport, sommeil
– ne prends pas toujours des notes dans tous les cours
– ne révise pas régulièrement mais à la dernière minute
– rate certains cours (pour des raisons plus ou moins valables), et sans même les rattraper
-…

Et finalement… Victoire ! 🙂

Finalement, les résultats sont tombés et contre toute attente, grâce à mes rattrapages, j’ai obtenu 10,63 de moyenne à l’année pour ma L3. Ce qui m’a permis d’obtenir de justesse ma Licence de Psychologie. J’étais assez étonné, agréablement, et en même temps sceptique: j’ai attendu de recevoir le courrier papier pour vérifier qu’il n’y avait pas d’erreur ! :p

Le problème, c’est qu’avec tout ça, je n’avais pas tellement réfléchi à ce que je voulais faire l’année d’après, puisque je pensais tout simplement redoubler. J’ai donc rapidement réfléchi et fait quelques recherches, et j’ai décidé de faire une Licence en Sciences de l’Éducation sur Nancy, en 1 an ! C’est super car il me reste tout juste 1 an pour bénéficier de la bourse, et puis, si la psychologie m’intéressait assez, c’est plus spécifiquement le domaine de l’éducation qui m’intéresse, et donc je suis assez content car ce choix s’avère très pertinent ! 🙂

Qu’est-ce-que j’ai appris du chemin ?

Je vais tâcher de ne pas retomber dans les même pièges, l’année prochaine ! Et donc voici quelques petites leçons très personnelles que je retire de mon expérience. Ce sont quelques « pépites d’or » comme le dirait mon ami Yves Richez (Découvreur de Talents). Peut-être certaines résonneront en vous:

(A) Mieux vaut tard que jamais: agir est mieux que réagir. Mais réagir est mieux que ne rien faire du tout et baisser les bras.

=> par rapport au fait que je m’y suis mis à la dernière minute, et que je n’ai finalement pas redoublé et obtenu ma Licence

(B) Réfléchir et agir sont deux processus indispensables qui permettent de se responsabiliser pour éviter de subir sa vie et d’en être vraiment le créateur !

=> par rapport au fait qu’avec cette petite crise de sens, j’ai entrepris des démarches pour clarifier ce que je voulais: rendez-vous avec un conseiller d’orientation psy, écrit, enregistrement vocal, postuler pour un stage, regarder des missions du Service Civique… Au lieu de ne faire que me plaindre et/ou d’agir sur un coup de tête.

(C) Pour éviter d’être totalement démotivé, tâchons de prendre soin de notre énergie vitale (de notre motivation) pour la conserver sur le long terme. Ainsi, (1) d’une part, très régulièrement, prenons le temps nécessaire pour nous demander: pourquoi je fais ce que je fais ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? N’y a t-il pas mieux à faire ? Qu’est-ce-qui est important pour moi ? Et (2) d’autre part, veillons à nous auto-discipliner, à agir en cohérence avec ces motivations profondes, car même si c’est parfois inconfortable sur le moment, cela en vaut la peine !

=> par rapport au fait que (1) j’étais démotivé car j’ai perdu de vue mes motivations à l’université au bout de 3 ans (car elles ont évolué), et que je ne voyais plus aucune raison valable: ennui, cours non pédagogique, diplôme inutile… Pourtant, si j’avais tâché de prendre soin de ma motivation, je me serai notamment rendu compte que ça valait le coup de m’y mettre pour réussir mon année puisque je pouvais faire 1 an en Sciences de l’Éducation ! Je n’avais pas vu cette opportunité qui aurait pu me motiver à travailler plus ! Et que (2) je n’ai pas repris de bonnes habitudes de travail, je ne me suis pas discipliné alors que c’est utile !

 

(D) Être heureux n’est pas nécessairement confortable. Pour être heureux, il vaut mieux accepter la réalité, et accepter de souffrir momentanément en veillant à apprendre à gérer cela, pour en ressortir plus grand. Plutôt que de fuir la souffrance à tout prix, quitte à prendre le risque de ne pas grandir, de ne pas évoluer, en enfouissant au fond de nous nos frustrations et colères, sous peine que cela nous éloigne de qui nous sommes, de ce qui nous anime et nous rend pleinement vivant.

 

=> par rapport au fait que j’aurai peut-être pu éviter cette petite « crise de sens », tout simplement en acceptant, en fermant les yeux, ne pas m’écouter (le fameux: « c’est comme ça et puis c’est tout. Point barre. Ne te complique pas la vie »): éviter de me poser des questions, éviter de remettre en questions certaines choses; accepter que le système éducatif ne me plait pas sur certains aspects, et ainsi travailler et faire ce qu’on me demandait comme un « bon petit soldat », pour obtenir mon diplôme. Cela m’aurait moins perturbé, sur le moment, mais à quel prix ?
Ainsi, même si j’avais redoublé, je considère que cette crise (avoir souffert, d’une certaine façon) a été bénéfique car sinon je n’aurai sans doute pas pu clarifier ce qui est vraiment important pour moi, et je n’aurai pas pu mieux me connaître: le diplôme peut être important mais n’est pas essentiel; c’est très important pour moi de pouvoir exercer mon esprit critique, de me poser des questions, de remettre en questions les choses, d’avoir de l’autonomie, pour contribuer à faire évoluer ce qui existe, d’une manière ou d’une autre, en faisant « ma part » (cf. la très courte histoire du Colibri !); notamment ici par rapport à ce qui m’anime, à savoir l’éducation / l’apprentissage / le développement humain. Et je me sens pleinement vivant !
D’ailleurs, en règle général, je pense qu’il vaut mieux se dire les choses (à soi même et/ou aux autres), quitte à se disputer (même si c’est parfois évitable, si justement, on se dit les choses avant que ça éclate), pour faire évoluer une situation, plutôt que de ne rien dire et de mourir à petit feu en s’éloignant de ce qui nous anime. Sur ces sujets, les principes issus de la Communication Non-Violente, peuvent-être vraiment très bénéfiques, pour être plus serein avec soi-même et les autres !

(E) Il est inutile et/ou nuisible de vouloir immédiatement améliorer les choses. Il faut être patient. Le mieux à faire est de prendre connaissances des règles et de les accepter, tout en prenant soin pour autant à ne pas éteindre son esprit critique, pour pouvoir agir efficacement ultérieurement, au moment le plus propice.

=> par rapport au fait que je voulais à tout prix, avec une certaine saine naïveté, « faire ma part », contribuer à mon échelle, en tant qu’étudiant passionné, à faire émerger des évolutions au sein de mon université notamment en discutant de façon constructive avec des profs, au détriment du travail dans mes études. Qu’en définitive je me suis auto-saboté car je me suis désinvesti de mes études, alors que j’aurai pu tenter de concilier ces 2 priorités, trouver un équilibre, entre suivre mes études et en même temps ouvrir des possibilités d’amélioration avec certains acteurs du système.

(F) La chance sourit plus souvent à ceux qui ne comptent pas trop dessus.

=> par rapport au fait que je jugeais plus réaliste le fait de redoubler (je me suis responsabilisé, j’acceptais cela) et que finalement je vais, avec 1 an de bourse, faire une Licence en 1 an dans un domaine qui me plait davantage, à priori ! Wouhou ! Or pourtant, il me semble que beaucoup de déceptions résultent du fait que l’on attend passivement un miracle, sans oser regarder la réalité en face.

 

J’espère que ce témoignage pourra vous (re)motiver: vous n’êtes clairement pas les seuls à rencontrer des difficultés, et on peut quand même réussir ! Et même si on échoue, le principal c’est d’apprendre de ses erreurs.

Et vous quelles leçons retirez-vous de votre propre chemin ?

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